Empreintes fugitives

Pause


#les gens qu'on aime

C'est épuisant ce jeu...
Je m'aperçois que les gens auxquels je pense spontanément à partir de la consigne appartiennent à mon passé, parfois très lointain! Peut-être ai-je du mal à parler de personnes plus proches dans le temps, mais cela tient plus certainement à ma manière de vivre actuelle: si ma sphère "sociale" est vaste du fait de mes activités, les gens que je fréquente véritablement et dont je pourrais parler de façon approfondie sont très peu nombreux. En dehors de mes relations familiales proches, je vis de façon très solitaire et je m'en accommode plutôt bien!

Avant la maladie de mon homme nous avions une vie professionnelle, sociale et conviviale intense, mais petit à petit nous avons restreint volontairement le cercle et durant les quatre dernières années, lorsque nous avons déménagé pour le Forez, nous avons limité nos relations à nos enfants essentiellement.
Je n'avais pas envie du regard des autres, ni de leur compassion. Ils sont très peu nombreux à avoir vraiment partagé cette période et ils constituent aujourd'hui la seule poignée d'amis qui comptent véritablement pour moi.

A présent que j'ai petit à petit reconquis mon espace, que j'ai redonné un sens à ce que je fais, je vois de nouveau beaucoup de gens, j'ai la réputation de quelqu'un de très sociable et hyperactive mais il existe une frontière infranchissable entre la vie que je mène une fois la porte de ma maison fermée et la tanière que je retrouve au bout de mon chemin, la journée finie.

Alors j'aime bien ce jeu d'écriture dans lequel je me suis laissée entrainer, mais forcément il me ramène toujours à la vie d'avant et l'item de la consigne "les gens qu'on aime" se conjugue la plupart du temps au passé.
J'ai presque épuisé les consignes qui me parlent vraiment alors je vais peut-être maintenant créer les miennes...


cerf_volant.jpg, nov. 2020

Commentaires

1. Le 22 novembre 2020, 00:56 par Dr. CaSo

C'est effectivement épuisant à faire :) J'y passe environ 3 heures par jour et effectivement, repenser à tout mon passé n'est pas de tout repos non plus! Merci d'avoir un peu participé, en tous les cas :)

2. Le 22 novembre 2020, 07:48 par mirovinben

Ces textes m'ont beaucoup plût mais, en effet je crois l'exercice difficile compte-tenu de ce que tu viens d'écrire. Le passé, le changement de vie, une solitude maîtrisée et appréciable, la frontière étanche entre la vie sociale et celle dans ta tanière (ô que je te comprends !...) changent la donne.

Je pense aussi qu'un rythme quotidien n'est peut-être pas le plus adapté dans le cas présent car obligeant peut-être parfois à "remplir"... quitte à gratter des zones sensibles ou dévoiler des morceaux trop persos.

3. Le 22 novembre 2020, 08:19 par Anthom

@DrCaso: mais je ne vais pas arrêter, je modifierai parfois un peu la consigne...Mais cet exercice m'a fait réfléchir sur mon rapport aux autres, c'est la raison d'être de ce billet.
@mirovinben: bien d'accord, oh combien avec ta dernière remarque. J'avais une idée immédiate pour un des items, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de la première phrase!

4. Le 22 novembre 2020, 20:54 par Cunegonde

J'aime beaucoup tes textes. Je te comprends tout à fait. Moi je n'ai pas réussi à sauter le pas car je ne sais pas comment aborder cette personne
Le bon dans le passé doit être utilisé avec modération. Y plonger peut être dangereux.

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