Empreintes fugitives

A pas de loup, l'année s'en va...

mouettes_voeux.jpg

...Et l'année nouvelle s'en vient avec son lot de grandes joies, de petits bonheurs, de chagrins et de larmes...
Je vous la souhaite la plus belle possible!

Ce blog peine de plus en plus à survivre..,
J'ai du mal à maintenir le lien avec les gens lorsque je ne peux pas m'imaginer ce qu'ils sont en train de faire, ce qui les fait sourire, ou ce qui les attriste, à l'instant présent où je pense à eux.
Pour moi, l'amitié se nourrit de la densité conférée aux autres par ce que l'on connaît d'eux, des petits détails de leur existence. Les échanges virtuels ne permettent guère cela à moins d'être véritablement nourris et Internet n'est pas un rempart contre la solitude!
Je ne ferme pas la porte, d'ailleurs je vous lis tous quotidiennement, même si j'ai le commentaire rare!
Peut-être dans quelques semaines, dans quelques mois, au hasard d'escapades, au gré de l'envie de partager une photo...Peut-être pas...

Commentaires

1. Le 30 décembre 2017, 22:31 par Gilsoub

Grosses bises à toi et plein de bonnes choses pour 2018, en espérant continuer à te lire ici ;-)

2. Le 31 décembre 2017, 06:37 par mirovinben

Je te souhaite beaucoup de bonnes choses, plein de petits bonheurs et de continuer à avoir la force d'affronter le dur.

Tes traces chez moi (et ailleurs) me manquent, leur absence prolongée et le trop grand calme de ton blog m'inquiètent mais la vie est ainsi. Il y des moments propices et d'autres non.

3. Le 07 janvier 2018, 11:17 par Marie

Je crois qu'une majorité de "vieux" blogueurs en sont au même point que toi depuis un certain temps, ce sont les limites de la virtualité.

Il faudrait que nous nous interrogions sur ce qui nous a motivés au tout début, quand nous avons ouvert notre espace intérieur aux autres, sur ce que nous avions envie de livrer, de partager, ce que nous espérions en retirer, en recevoir.

Il faudrait avoir si dans l'écriture nous visons l'expression ou la communication, c'est très différent. L'évocation ou l'objectivité. Je n'ai jamais réussi à répondre à ça.

Ce que tu écris :

"J'ai du mal à maintenir le lien avec les gens lorsque je ne peux pas m'imaginer ce qu'ils sont en train de faire, ce qui les fait sourire, ou ce qui les attriste, à l'instant présent où je pense à eux."

S'applique à tout le monde à partir du moment où une forme de complicité a réussi à naître entre deux personnes qui ne se sont jamais vues et qui très probablement ne se verront jamais. Il arrive un moment, même si en plus du blog il y a eu une correspondance particulière, où chacune reste sur sa faim, où la lassitude s'installe. Avec une ou deux relations du net, j'en arrive parfois à me dire : pourvu qu'elles ne m'écrivent pas...

Dans un commentaire de blog, il y a souvent une forme de spontanéité de l'instant qu'on ne retrouve évidemment pas dans un courriel particulier.

En même temps, tu es toi-même particulièrement discrète sur ta vie (ce que tu fais, ce qui te fait sourire, etc.).

J'ai du plus en plus de mal avec les blogs photos sans légende par exemple, commenter une image seule est aujourd'hui un exercice auquel je ne n'ai plus envie de me plier.

Pour autant, il y des personnes auxquelles mystérieusement, nous nous sommes très fort attachées, chez lesquelles nous effectuons des visites quasi-quotidiennes pour être sûres qu'elles vont bien (qu'elles sont en vie ?).

Quand tu dis ça :

"Pour moi, l'amitié se nourrit de la densité conférée aux autres par ce que l'on connaît d'eux, des petits détails de leur existence. Les échanges virtuels ne permettent guère cela à moins d'être véritablement nourris et Internet n'est pas un rempart contre la solitude!"

Je te rejoins totalement mais là encore même si les échanges sont nourris, il faut bien se rendre compte que plus que des échanges, c'est souvent un monologue où chacune parle d'elle sans "écouter" réellement l'autre.

Ce rempart contre la solitude, au tout début on croit l'avoir trouvé et puis au terme d'un certain nombre d'années, on se rend compte que ça n'évoluera pas, que la solitude est restée la même.

Il m'est arrivé de rencontrer à plusieurs reprises, une lectrice et un lecteur d'un ancien blog. Et c'était à la hauteur de ce que j'en attendais, la complicité que nous avions créée était la même dans la vraie vie. Mais la distance géographique, mais la différente de nos modes de vie, mais...

Peut-être que nous sommes trop compliquées, peut-être que nous en demandons trop, peut-être que nous ne savons pas prendre les choses (les mots...) qui nous sont offertes dans cet ailleurs bleu qu'est le web avec suffisamment de simplicité.

Je n'en sais rien.

Aujourd'hui, je trouve que bloguer est une activité chronophage (parce que dans le sens où c'est forcément un partage, on se doit d'aller visiter et déposer des traces sur des blogs-amis où nous n'avons pas forcément quelque chose à dire : les blogs photos sans explication, les blogs familiaux, les blogs petits enfants, voyages etc.).

Même maladroitement, je me suis énormément livrée dans mes petites chroniques de rien du tout, au plus près de ce que je ressentais. Aujourd'hui où ma vie prend un drôle de tournant (mon mari se déconnecte de plus en plus de la réalité, il a de plus en plus de difficultés cognitives, il perd mémoire et vocabulaire), est-ce que j'ai envie d'en parler ??? Qu'est-ce que ça m'apporterait d'en parler ?

Vent violent et pluie encore aujourd'hui...

4. Le 09 janvier 2018, 05:48 par mirovinben

Marie, ton texte est interpelant (et je ne parle pas des "blogs photos sans explication", car j'ai fait délibérément ce choix là en espérant susciter des questions plus que des appréciations), si vrai. Une analyse et des impressions que je partage tout à fait.

5. Le 09 janvier 2018, 13:03 par Anthom

Merci Marie pour cette analyse qui dit plus longuement et finement que je ne l'ai fait ce que je ressens!
C'est vrai que je suis discrète, mais pour parler davantage de moi, il faudrait que je sois convaincu que cela présente un intérêt et puis, ainsi que tu le fais remarquer, le blog est chronophage et les activités pour lesquelles j'ai pris des engagements m'occupent bien autant qu'un "vrai" boulot!
Et quand la vie est plus amère que douce, que l'absence est trop lourde à supporter, comme tu le dis toi-même: qu'est-ce que cela m'apporterait d'en parler dans un blog? J'en parle mais avec un stylo et rien que pour moi!
Pensées froides et mouillées pour vous tous!

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