PAROLES FUGACES

Mots tracés sur le sable, petits écrits virtuels, images rêvées...

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Mot-clé - famille

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jeudi 25 avril 2013

Réparations...

Le moral de l'homme bionique est boosté: depuis ce matin, il a ses petites-filles auprès de lui, demain soir toute la tribu sera réunie et nous gardons les petits-fils la semaine prochaine!
L'aînée des petites-filles, ce matin, à leur arrivée: "ça y est, elle est réparée ta jambe, Papet?" "Oui, mais elle n'est pas encore solide" Apprentissage du mot "convalescence"...
"Papet, tu nous montres ta cicatrice?" Il faut expliquer ce que le "docteur" a fait à la jambe de Papet à la clinique, pourquoi il a de nouveau des béquilles...
Finalement, séance photos: on montre les radios, on explique: "Oui, on peut prendre en photo les os à l'intérieur de notre corps."
Instant magique, on voit la réparation, elle devient concrète!
Les petites filles hochent la tête, oui, bien sûr, il faut faire attention à cette articulation toute neuve! Allez, va te reposer, Papet, on aidera à ranger la cuisine...

lundi 23 juillet 2012

Bienvenue


chaises_longues.jpg

Demain matin, nous accueillons ma sœur et sa tribu.
Nous serons neuf à table pendant quelques jours, j'essaierai d'être malgré tout au rendez-vous de la quotidienne islaise...

mercredi 21 décembre 2011

"Tant crie-t'on Noël qu'il vient."

Deux de nos petits-enfants (les garçons) sont arrivés ce matin, les filles viendront plus tard.
Avec l'aîné j'ai décoré le sapin et fait la crèche,
le petit rit aux éclats, il y a du bazar dans la maison,
le grand-père fait des niches, la grand-mère chante,
la chatte et la chienne viennent quémander des caresses,
c'est le bonheur quoi!

mercredi 23 novembre 2011

La couleur des souvenirs

brume_1.jpg
L'autre jour, comme chaque semaine, je rejoignais, le Lyonnais "par la montagne" pour aller rendre visite à ma mère. Très vite, je plongeai dans un vrai brouillard d'automne qui s'insinuait entre les arbres dans la combe sinueuse qui suit la route et qui habillait de gris tout le paysage: les troncs et les branches des arbres à présent pratiquement dépouillés de leurs feuilles, les murs de pierre des vieilles bâtisses accrochées au flanc des collines, les rochers qui affleurent çà et là au détour d'un virage. A cette heure matinale, j'étais pratiquement seule sur la route et j'étais enveloppée de cette atmosphère grise, comme brusquement transportée dans un vieux cliché noir et blanc. J'ai alors réalisé que beaucoup de mes souvenirs d'enfance avaient cette couleur-là!
J'ai grandi rue Désiré Claude, une rue parfaitement rectiligne, parallèle à la "Grand'Rue" traversant Saint-Étienne du Nord au Sud. La fenêtre de ma chambre ouvrait sur cette rue étroite, juste en face de l'usine "Vallourec" dont notre étage surplombait le toit sombre de l'entrepôt. Au-delà, j'apercevais l'arrière des maisons de la rue Émile Littré: balcons étroits aux rambardes en fer, sur lesquels s'érigeaient les "cabinets" en planches grises. Du linge aux couleurs indéfinissables séchait éternellement sur les cordes tendues.
En me penchant sur la droite j'apercevais l'étrange "pavillon chinois", construction tarabiscotée en bois presque noir qui s'érigeait à l'entrée de la rue et qui fut détruit plus tard dans un incendie.
Au dessus de l'horizon tracé par la rue Émile Littré et, derrière elle, par la rue Claude Delaroa, les wagonnets de charbon du puits Couriot, dont je suivais les minuscules silhouettes noires dans le ciel d'ardoise, montaient et descendaient interminablement.
Saint-Étienne était une ville minière et, enfant, je n'imaginais pas que des façades d'immeubles puissent avoir une autre couleur que grise ou noire!
L'entourage familial également se déclinait en noir et blanc: les blouses gris anthracite de mon grand-père, les tenues austères de ma grand-mère toujours en deuil d'un membre de sa famille et que je n'ai jamais vue éclairée de la moindre note colorée, si ce n'est le mauve pâle qu'elle s'autorisa durant les dernières années de sa vie, avant la mort de son mari qui l'habilla de nouveau de noir pendant l'année où elle lui survécut.
Les clichés que je possède de cette époque étant en noir et blanc, j'ai du mal à faire surgir de ma mémoire des visions colorées. La couleur fera irruption dans mes souvenirs d'enfance avec les chaudes nuances rouillées des feuilles que je ramassais à l'automne, avec le jaune éclatant des jonquilles dont nous ramenions des brassées au printemps, avec les couleurs vives tricotées ou cousues pour moi par ma grand-mère qui aimait m'habiller de teintes lumineuses.

mercredi 21 septembre 2011

Une maille à l'endroit, une maille à l'envers...


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Ma grand-mère maternelle, qui était couturière et tenait un magasin de tissus et mercerie, tricotait beaucoup. Je crois que, enfant, je ne l'ai guère vue se livrer à une autre activité que coudre ou tricoter...Elle avait fait du crochet également, de la dentelle pour son trousseau de jeune fille, mais, crocheter la laine, elle n'aimait pas trop. Ce qu'elle aimait c'était les aiguilles: des aiguilles en os à deux pointes pour les chaussettes, que je conserve encore précieusement, de grosses aiguilles en bois, les premières aiguilles en plastique qui figurent également dans mon musée personnel ...
Petite, j'étais fascinée par l'ouvrage qui, progressivement, se déroulait, une architecturer arachnéenne de points légers et ajourés, duveteuse ou chatoyante selon qu'elle utilisait des laines de mohair ou des cotons brillants.
Elle tricotait pour moi d'abord, son unique petite fille et ses travaux grandissaient en même temps que moi: cache-cœur, cardigans, gilets, chaussettes, premiers maillots de bain (eh oui!), robes, pulls...Je crois que j'étais adolescente lorsque je portai pour la première fois une veste en tricot venant du commerce!
Elle tricotait également pour ma mère, de délicates tenues d'intérieur aux couleurs douces et aux laines soyeuses: liseuses, chauffe-épaules, châles.
Ensuite elle tricotera pour ma sœur tardive, j'apprendrai alors sous sa férule les subtilités du montage de mailles, des augmentations et diminutions...
Mais sa gloire personnelle était dans la pratique du jacquard, le jacquard à fils tissés dont l'envers qui reproduisait à l'identique le motif , se devait, disait-elle, d'être aussi net et réussi que l'endroit du travail.
Elle prenait ses modèles dans l'incontournable Modes et Travaux ou les recréait d'après une photo; longtemps après sa mort, j'ai retrouvé un pull réalisé pour ma mère alors jeune femme et qui était la copie fidèle du pull porté par Jean Marais dans L'Eternel Retour:

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Chaque fois que l'ouvrage demandait une virtuosité particulière, elle réalisait sa copie fidèle pour la poupée qui avait alors mes faveurs.[1]

ego_poupee.jpg

J'eus un jour cet invraisemblable compliment qui figura pendant longtemps dans le registre de mes "mots d'enfants" rapportés avec un sourire indulgent:
"Tu tricotes si bien! Quand tu seras morte, je mettrai un de mes pulls sur ta tombe..."

Notes

[1] je n'ai pas trouvé de photo où l'on voit effectivement la tenue identique sur moi et sur la poupée...mais, sur celle-ci on aperçoit un gilet dont je me souviens encore!

mercredi 10 août 2011

Ce qui reste dans le jardin après le départ des enfants

le petit moulin